30 ans de TCP/IP (pour le meilleur ou pour le pire)

 

La pile de protocoles TCP/IP fête ses 30 ans.

Dans les années 60-70, l’ARPA, agence dépendant de la défense des états-unis met progressivement en place un système permettant aux centres de recherche de communiquer ensemble. C’est le réseau ARPANET ancètre d’Internet. Progressivement, viennent se greffer dessus de nombreux organismes.

Une particularité d’Arpanet est de relier des ordinateurs (et donc des protocoles) extrêmement variés.D’autre part, il est conçu pour fonctionner de n’importe quel point à n’importe quel autre (principe des réseaux maillés et du choix de la route « à la volée »). Un point manquant ne doit pas impacter le reste du réseau.

Au milieu des années 70, TCP/IP est développé dans le but d’uniformiser les protocoles d’accès au réseau :

  • IP sera chargé de l’adressage des ordinateurs (et par extension, du choix de la route).
  • TCP sera chargé de la gestion des connexions et de s’assurer que tous les segments envoyés ont bien été reçus.

Depuis le 1er janvier 1983, la bascule a été faite de l’ancien réseau Arpanet avec son protocole NCP vers le réseau Internet avec sa pile TCP/IP.

Aujourd’hui, tous les équipements capables de se connecter en réseau utilisent TCP/IP parce qu’Internet a été conçu comme ça à l’origine, malgré tout, ces protocoles posent les problèmes de leurs avantages :

  • Assurance de la livraison (avec TCP) mais jamais de notion de délai (essentiel pour le temps réel : voix, vidéo, jeux, …).
  • Assurance de la livraison (avec TCP) mais lourdeur inappropriée pour le transfert de petits objets (surtout pour le Web, d’où les idées de SPDY de Google, par exemple).
  • Problèmes du manque d’adresses (IP) depuis l’ouverture d’Internet corrigées par le Nat puis IPv6.
  • Absence de confidentialité de tous les protocoles de base, souvent complétés par d’autres protocoles (par exemple SSL / TLS) aujourd’hui.

 

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