Méthode et outils pour gérer sa veille technologique

Aujourd’hui, Internet et les réseaux sociaux aidant, nous sommes souvent submergés par un flot d’informations continu. Il est difficile de se couper de ces divers media et quand on le fait, c’est au prix d’un certain effort (suivant le niveau d’addiction dans lequel nous nous trouvons).

Tout cela pour dire que nous sommes souvent trop sollicités par les nouvelles en tout genre et que le plus compliqué est de faire le tri entre l’utile et l’inutile, le signal et le bruit.

Veille technologique : (Monde du travail) Tâche qui consiste à se tenir au courant des nouveautés dans son domaine professionnel. (Wiktionnaire)

 

Sommaire

  • Méthode de veille technologique
    • Pourquoi faire de la veille ?
    • Quelles limites se met-on ?
    • Quelles sources utiliser ?
    • Après analyse, qu’est ce qu’on garde ?
    • À qui on le diffuse ?
  • Des outils
    • Sources
      • Les flux RSS/Atom et leurs limites
      • Réseaux sociaux
      • Alertes Google
      • Logiciel de détection de changement de page Web
    • Filtrage
      • Curation
      • Vrai monde de la vie réelle
    • Organisation et stockage
      • Marque page social
      • Prises de notes
      • Cartes heuristiques
    • (Re-)Diffusion
      • Perso : Blogs, CMS, réseaux sociaux
      • Contexte de travail
      • Contexte d’étude et de recherche

 

Méthode de veille technologique

 

Pourquoi faire de la veille ?

 

Tout d’abord, il va falloir se demander pourquoi on souhaite mettre en place une veille technologique.

Évidemment, nous avons tous de bonnes raisons d’assurer une veille technologique à titre personnel ou professionnel. Les objectifs habituels peuvent être parmi ceux-ci :

  • Diffusion d’information à un large public
  • Préparation d’une formation
  • Préparation d’un projet d’entreprise
  • Recherche de nouveaux outils
  • Recherche d’emploi ou changement de carrière
  • Suivi de nouvelles tendances
  • Marketing
  • Recherche et développement

Quelles limites se met-on ?

 

Il faut à tout prix avoir bien défini le pourquoi – le cœur du sujet – pour arriver à se limiter. Ces limites ne sont pas toujours très nettes, cette étape n’est pas la plus évidente.

On peut aussi prendre le problème à l’envers : Qu’est-ce qui ne fait pas partie du sujet ?

Dans tous les cas, on peut toujours y revenir plus tard :

Élaguer un sujet trop large ou élargir un domaine trop pauvre.

Quelles sources utiliser ?

 

Aujourd’hui, ce ne sont pas les sources d’information qui manquent. Dans le monde virtuel, on peut penser aux sites institutionnels, aux grands sites informatifs, aux divers blogs spécialisés, aux livres électroniques, et bien sûr aux réseaux sociaux.

Mais il y a aussi certaines émissions de (web) télé et de (web) radio.

Enfin, n’oublions pas qu’il existe une vie sans écran (si, si !) dans laquelle des êtres humains vendent à d’autres êtres humains des journaux, magazines, livres et autres objets réels.

Après analyse, qu’est ce qu’on garde ?

 

Une fois vos sources définies, un outil (ou plusieurs) vont être mis en place pour récupérer les informations, les centraliser et les trier.

On va passer un bon coup de plumeau pour dépoussiérer (manuel ou automatique) et ne garder que les entrées (ou parties d’entrées) réellement intéressantes et utilisables.

On va donc utiliser des outils de filtrage, de curation de contenu et de tri.

On va aussi prendre des notes avec, par exemple, des logiciels de cartes heuristiques (Mind mapping), des wiki, des éditeurs de texte collaboratifs.

Enfin, on va stocker les informations dans un espace centralisé.

 

À qui on le diffuse ?

 

Le but étant de trouver de nouvelles idées, identifier les tendances actuelles et futures des différents marchés, il va falloir définir qui est la cible de votre veille :

  • Vous
  • Votre patron et vos collègues
  • Le monde entier
  • Une galaxie lointaine

Et en fonction de la cible, les outils seront variables : la machine à café, la réunion en costard, les réseaux sociaux, le blog ou le profil Netvibes, par exemple.

Une fois qu’on diffuse les informations, elles deviennent accessibles par d’autres veilleurs et la boucle est bouclée.

 

Des outils

 

Sources

Les flux RSS/Atom et leurs limites

 

L’agrégateur de flux est un outil incontournable de la veille technologique.

Il peut être en client lourd comme sur RSSOwl ou encore Thunderbird et autres clients de messagerie.

Idéalement, il peut être installé en tant qu’application Web de sorte qu’on puisse y accéder de n’importe quel type de terminal (PC, téléphone, tablette tactile). C’est le cas de Leed, RSSLounge ou encore TinyTinyRSS (qui a également plusieurs applications clientes pour téléphone intelligent).

Certains sites, surtout ceux de grands fournisseurs de contenus, ne veulent pas entendre parler de RSS. Ils préfèrent que l’utilisateur se connecte au site directement plutôt que de diffuser du contenu « à l’aveugle ».

 

Réseaux sociaux

 

Les multiples réseaux sociaux sont des outils incontournables de veille même si le bruit me semble trop important par rapport au signal.

Il faut sacrément filtrer pour avoir un peu de résultat !

Twitter et Google+ sont peut-être plus techniques que Facebook. Du côté du libre, on pourra rappeler qu’il existe pour les plus connus StatusNet, Identica et Diaspora.

 

Alertes Google

 

Elles permettent de vous alerter par email de la publication de nouveaux articles contenant les mots-clefs que vous aurez saisis.

À part Google, autre chose ?

 

Logiciel de détection de changement de page Web

 

Pour certains sites qui ne proposent pas de flux RSS, il peut être utile de demander à un logiciel tiers de vérifier périodiquement si le site a changé.

J’avais envoyé un post il y a quelque temps sur le sujet.

En pratique, ce type de logiciel n’est pas extrêmement fiable car trop sensible à la moindre modification, mais c’est utile si vous avez vraiment besoin d’être averti quand un site bouge.

 

Filtrage

 

Curation

 

S’il y a un terme à la mode, c’est bien celui-là.

Le volume d’information sur le Net est sans limite, on parle de surcharge informationnelle (ou ce mot francisé horrible : infobésité).

Plusieurs services proposent de vous curer tout ça (le plus souvent en ligne et privateurs).

En vrac : Scoop.it, Paper.li, MS Montage, Mention, Storify, Pearltrees.

Mais en libre, pas grand chose a priori…

 

Vrai monde de la vie réelle

 

Hors d’un ordinateur, les autres êtres humains permettent aussi d’échanger des informations déjà « curationnées », comme lors de « réunions de couloirs » (ou « réunions machine à café »), les événements de type salons, ou encore déjeuners et dîners, soirées, bars…

 

Organisation et stockage

 

Marque page social

 

En social bookmarking Web on peut utiliser Shaarli (Php), ou des services en ligne non libres mais gratuits comme del.icio.us, pour citer le plus connu.

 

Prises de notes

 

Bizarrement, les outils de prise de notes sont à la fois vieux comme vi (ou notepad pour les Windoziens), mais on voit un renouveau du genre à l’image de Evernote (non libre), Zotero et bien d’autres encore.

Dans le style Web et collaboratifs, je n’oublierai ni les Wiki, ni Etherpad, ni Framapad si vous n’avez pas de serveur.

 

Cartes heuristiques

 

Les adorateurs de la carte heuristique et des logiciels libres, ont plutôt le choix entre FreeMind, FreePlane, XMind, et l’outil en ligne Framindmap.

 

(Re-)Diffusion

 

En diffusion, on peut distinguer la cible publique de la cible privée.

 

Perso : Blogs, CMS, réseaux sociaux

 

Prendre des infos d’Internet, les remixer et les remettre sur Internet, … Ça fait pas tellement avancer le Schmilblick.

Les outils libres seront représentés par les innombrables logiciels de micro-blog (statusnet, bilboblog…), blogs (WordPress, Dotclear…) et autres CMS (Joomla, Spip, EZPublish…).

 

Contexte de travail

 

Dans un contexte de travail, votre travail de veille est censé préparer vos nouveaux projets ou vous tenir au courant des nouvelles tendances.

La diffusion se fait alors par des outils de communication internes (réseaux sociaux professionnels), par des réunions et par des discussions de machines à café (les fameuses).

 

Contexte d’étude et de recherche

 

Enfin, dans le cadre d’études supérieures, votre veille aura sûrement servi à écrire une partie d’article, de mémoire, de thèse ou tout autre document.

 

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